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Écrit par Administrator
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26-07-2007 |
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Rachida Dati est élevée avec ses onze frères et soeurs par ses parents d'origine marocaine pour son père et algérienne par sa mère. Issue d'une famille modeste et consciente de l'importance des études, elle choisit l'école comme moyen d'ascension. Inscrite dans un lycée privé elle suit un parcours universitaire exemplaire et obtient une maîtrise de sciences économiques, une autre en droit public, un MBA financé par Mr Lagardère en personne lorsqu’elle travaillait pour lui chez Matra, et elle fera un passage par l’Ecole nationale de la magistrature sur les conseils de Simone VEIL.
Toute success story ayant son côté Cendrillon, elle commence les petits boulots très tôt et travaille comme aide soignante pour financer ses études.
Habitée par la certitude d'un destin atypique, elle sollicite directement ceux qui ont les moyens de l'aider à le façonner. Ainsi à 20 ans, elle se fait inviter à une réception et interpelle le ministre de la justice de l'époque, Albin Chalandon, qui lui offre sa chance. Elle a su rencontrer et surtout convaincre les bonnes personnes (Simone Veil, Jacuqes ATTALI, Nicolas SARKOSY) qu'elle était motivée et prête à s'impliquer corps et âme dans une tache si celle-ci en vaut la peine.
Celle qui fut la porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007 ne doit son poste qu'à sa détermination et ses compétences ; face aux fantasmes de discrimination positive, elle brandit son CV et tout devient clair. Comptable chez Elf, auditrice chez Matra et à la Berd (banque européenne pour la reconstruction et le développement à Londres) elle travaille aussi à la Lyonnaise des eaux ; après ce passage dans le privé, elle s’oriente vers une carrière dans le droit : en 1994 elle devient conseiller technique à la direction juridique de l’éducation nationale, auditeur de justice au tribunal de grande instance de Bobigny, substitut du procureur au tribunal de grande instance d’Evry. La liste est encore longue. Dès 2001 la collaboration avec Nicolas Sarkozy s’enclenche, et elle sera attachée au projet de loi sur la prévention de la délinquance en 2004.
Sa détermination et son audace lui ont permis d'éviter un certain déterminisme social. Elle a fait sauter l’idée reçue selon laquelle les personnes issues de l’immigration seraient automatiquement acquises à la gauche, et elle montre que lorsque l’on est français à part entière mais « d’origine étrangère » on peut s’embarquer dans la vie politique - peu importe alors le bord sur lequel on décide de naviguer. Loin d’être l’arbre qui cache la forêt elle incarne plutôt l’éclaireur qui débroussaille le chemin.
Forte de son expérience elle aspire encore à s'élever dans la hiérarchie républicaine. Son nom fut régulièrement évoqué pour le poste de ministre de l'intégration ou de l'immigration et identité nationale selon le vocable qui sera retenu. Elle obtint finalement le 18 mai 2007 le poste de Ministre de la justice et de Garde des Sceaux.
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