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Cécilia Sarkozy et les infirmières bulgares Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
23-07-2007

cecilia-sarkozy.jpg La commissaire européenne chargée des relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, l'épouse du président français, Cécilia Sarkozy, et le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, sont arrivés dimanche 22 juillet en Libye, "dans le cadre des efforts pour la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien", ont annoncé Bruxelles puis la présidence française dans la soirée, précisant des informations publiées plus tôt sur le site internet du magazine Le Point.

 

Nicolas Sarkozy s'est entretenu à "plusieurs reprises" dans la nuit au téléphone avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, "afin d'évoquer les calendriers d'un accord pour obtenir la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien et leur rapatriement immédiat", a précisé la présidence française dans un communiqué.

MODERNISATION DE L'HÔPITAL

Le site internet de l'hebdomadaire Le Point avait annoncé que Cécilia Sarkozy et Claude Guéant étaient partis le matin même dans un avion présidentiel et devaient rencontrer dans l'après-midi le numéro un libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, pour fixer"les derniers détails du transfert des infirmières bulgares vers leur pays d'origine". Le scénario envisagé "consiste à [les] faire raccompagner vers Sofia à bord de l'avion français, en présence de Claude Guéant et de Cécilia Sarkozy", précisait le magazine, citant une source proche des autorités libyennes.

Selon une source diplomatique européenne, jointe ultérieurement, Nicolas Sarkozy a promis une modernisation de l'hôpital de Benghazi (nord du pays), où travaillaient les infirmières bulgares et le médecin palestinien, devenu bulgare en juin dernier, en contrepartie de l'obtention du rapatriement des six praticiens en Bulgarie. Le chef de l'Etat français aurait par ailleurs conditionné sa visite en Libye, envisagée cette semaine, à un retour des infirmières bulgares dans leur pays.

 

 

Mme Sarkozy et M. Guéant s'étaient déjà rendus en Libye le 12 juillet, pour rendre visite aux infirmières et au médecin bulgares condamnés à mort après avoir été accusés d'avoir contaminé des enfants libyens avec le virus du sida. Cinq jours plus tard, la peine de mort visant ces six personnes avait été commuée en prison à vie, grâce à l'acceptation par les familles libyennes d'une compensation financière d'un million de dollars pour chacune des quatre cent soixante victimes.

Certains responsables européens ont exprimé en privé leur agacement concernant le récent rôle pris par le président français dans ce dossier : Nicolas Sarkozy leur semble vouloir revendiquer le mérite d'un heureux dénouement, alors que Bruxelles négocie patiemment, depuis trois ans, avec la Libye.

Dernière mise à jour : ( 23-07-2007 )
 
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